samedi 3 février 2018

L'art d'écrire un récit de voyage - Le treck - 1/2



J3 : ZAMZAM

"On y va" en Népalais. Et oui, c'est parti! On attaque fort, des escaliers qui montent, qui montent, à un rythme rapide. Cela fait 5 minutes, j'étouffe déjà. Nous ne sommes pourtant qu'à 1500 mètres d'altitude! 30 minutes, je vomis. Les paysages sont magnifiques, des rizières en terrasse, mais je me demande si je n'ai pas vu trop grand. Si je vais être capable, si cette aventure n'est pas aussi déraisonnable que la fois où j'ai dévalé une montagne à vélo. Je pense à Mike Horn, je me dis que je n'ai pas le choix, que c'est une chance d'être ici et que je dois profiter!
Le rythme ralentis, je respire, ça y est, je suis vraiment partie. Nous ne croisons aucun touriste, juste quelques Gurung*. Nous discutons avec le guide. Nous croisons même une déesse!!!


Il s'agit d'un arbre vénéré par les bouddhistes de la région. Bichram et Biru sont de la même ethnie, de l'est de Katmandou. Ils sont bouddhistes et mange de la vache en cachette, sacrilège dans un pays où la moitié de la population est hindoue!
La fin de la ballade est relativement facile. nous arrivons là où nous dormirons ce soir. Il s'agit d'une petite chambre d'hôte dans la montage plus que d'un réel logement chez l'habitant mais l'endroit est charmant. Les femmes travaillent aux champs, en contre-bas. C'est très fleuri. Le soleil pointe le bout de son nez, il fait chaud.
Nous discutons en attendant le repas. Bichram est marié, il a un fils de 6 ou 7 ans, Alex. Biru est étudiant en droit, il a 25 ans. Bichram est fan de foot, il porte un maillot de l'euro 2016.
Le repas népalais qui nous est servi est très bon et même pas épicé.


Nous repartirons  balader vers 15H30. Pour l'instant nous profitons de cette halte, assise dans l'herbe au soleil. Le bruit des oiseaux et les voix d'hommes travaillant aux champs au loin nous parviennent. on entend même des cigales!


En traversant le village, on sais qu'on est au bout du monde. C'est de tout beauté. Les femmes dans les champs, des enfants qui jouent ou qui aident, à cette heure l'école est finie. Les visages sont souriants. Il y a une certaine gaieté dans l'air malgré le temps devenu nuageux. J'ai envie de tout prendre en photo, je regrette de n'avoir que mon portable, je me sens aussi un peu comme une intruse, légèrement mal à l'aise. J'essaie de garder en mémoire les clichés que j'aurais pu prendre.J'aimerais parler avec les gens, je n'ose pas plus. Etre là, dans ce monde qui n'est pas le mien, sans y avoir été invité, je ne veux surtout pas importuner. Les gens répondent pourtant très chaleureusement à mes "Namaste". Le guide pourrait traduire, il serait possible de ne pas être de simples spectateurs...je n'ose pas.

Cette journée est vraiment fabuleuse, tant les paysages et le village Gurung respire la sérénité, la beauté et le calme. Je me sent apaisée, dépaysée,  heureuse.

Des montagnes gigantesques nous entourent mais nous n'en voyons rien, trop de nuages...Demain, nous aurons peut-être plus de chance.

J4 : SANGSUES

Voilà l'événement le plus marquant de la journée, mais j'y reviendrai.

Le petit déjeuner nous est servi sur le toit terrasse au-dessus de notre chambre et de là, nous apercevons les sommets : Annapurna I et cul-de-poisson! Au moins, nous pourrons dire que nous les avons vus!!!



Dès le départ, la marche s'annonce difficile. Nous ne sommes plus seules, un autre groupe fait route avec nous. Il faut monter sans cesse et toujours ces marches qui se succèdent et qui ne semblent jamais finir. Nous pénétrons dans une forêt tropicale : humide, luxuriante, grandiose!!!


Bichram nous dit qu'il a prévu du gros sel pour les sangsues mais que nous ne devrions pas en croiser car ce n'est pas la saison! A partir de là, notre marche se fera au rythme des sangsues. Au départ, nous nous arrêtons beaucoup pour les faire tomber de nos chaussures, voir de nos pantalons mais nous comprenons vite que plus nous nous arrêtons, plus nous en avons!!! Voilà une bonne motivation pour opter pour une cadence élevée car même si ces petites bêtes ne sont pas bien impressionnantes, l'idée d'être attaquée par ces petits vampires ne m'emballe pas du tout! Et Biru qui marche en tongs! Aux montées, succèdent les descentes et ainsi de suite et toujours de longues portions avec marches! J'ai pris de la ventoline ce matin, je tiens mieux le choc mais il me semble que je dois être écarlate et que tout mon corps dégage une chaleur intense. Mon amie vient de se faire mordre, ça saigne beaucoup. Le gros sel est effectivement très efficace. Nous poursuivons. Nous marchons avec le groupe qui a dormi avec nous au refuge. Un temps je prends la tête de la marche : devant moi, la forêt vierge, je traverse une ou deux toiles d’araignée, je ne pense même pas à quelle genre d’araignée elles peuvent appartenir, une force me pousse à avancer, je suis fière d'être là. En même temps, les marches à gravir s’enchainent, je n'en peux plus, j'ai peur de ralentir le groupe. Je ne lâche rien, une nouvelle fois, je pense à Mike Horn.

Pause déjeuner dans une petite prairie. Le moment de repos fait du bien. Il fait bon, je profite de mon thermos de thé, nous nous allongeons un instant dans l'herbe fraîche. Le plus dur est derrière nous d'après le guide. Pour autant, l'après-midi est difficile. Mon sac me semble soudain très lourd. Il n'y a presque plus de marches mais le terrain n'est jamais plat. On entame une longue montée caillouteuse. A chaque virage, j'espère voir le bout de mon effort mais il faut toujours et encore mettre un pied devant l'autre. De sorte que l'arrivée s'avère presque magique!


Un drapeau bouddhiste flottant au vent marque le retour à la civilisation.Ce moment a une vraie valeur. En plus, l'endroit est vraiment charmant et nous sommes dans une chambre double, pas un dortoir.

 Je découvre les traces  d'une morsure de sangsue sous mon bras droit. Nous nous changeons vite pour des vêtements propres et secs. On découvre encore quelques sangsues sur et dans nos chaussures! mais très vite nous rechaussons et allons nous balader, il est très tôt, seulement 14h30-15h. Derrière le lodge "Happy Heart" de Panchase (2150 m), nous découvrons un coin étonnant, très vert, avec une grande mare. L'ambiance y est particulière avec la brume qui y règne. On pourrait se croire en Ecosse ou dans un film fantastique, il ne manque que quelques fées... Nous sommes seules. Je me dit que les quelques minutes passées là mérite à elles-seules le voyage accompli.


De retour à l'hôtel, un nouveau Dal bhat** nous attend. J'interroge Bichram, les népalais mangent-ils toujours le même plat? La réponse est oui, à quelques exceptions près. Des pommes de terre frites, des pâtes ou un plat de soupe, mais rarement. Du pop-corn à l'apéro!

De retour dans la chambre, nous réglons le réveil sur 4h45! Si le temps le veut bien, nous partirons demain à 5h avec nos frontales pour Panchase Hill (2550m) afin d'admirer la chaîne des Annapurnas au lever du Soleil. Je ne suis pas trop optimiste, mais j'espère.

Pour l'instant, il faut dormir. Il fait nuit noir, il est 19h30. L'humidité nous glace. Les matelas eux-mêmes sont humides, nos vêtements ne sèchent pas. La cabane, charmante, qui nous abrite laisse entrer le froid de toute part. Heureusement nous avons nos polaires et nos duvets.


*Gurung : ethnie tibéto-birmane himalayenne vivant principalement dans la région de Pokhara au Népal.
** Dal bahat : plat traditionnel népalais


mardi 9 janvier 2018

L'art d'écrire un récit de voyage - La découverte -


J1 : L'IMMERSION

Encore quelques heures de vol et nous atterrissons à Katmandou. Arrivée sans encombre: obtention du visa, bagages récupérés, quelqu'un nous attend bien un panneau à la main ! La traversée de la ville est saisissante. Il y a des voitures partout, des scooters, des bus, des piétons. Il semble sans cesse que les collisions sont évitées de justesse. La ville est pauvre, cela se voit. L'air tellement poussiéreux et pollué, qu'il est d’emblée difficile de respirer, les yeux grattent. Des grappes de fils électriques encadrent les rues dans un désordre immense, masquant en partie les bâtiments et monuments. Le chauffeur ne trouve pas l'adresse, il téléphone maintenant en conduisant. A un moment, je ne peux retenir un "attention" mais nous arrivons finalement saines et sauves à l'hôtel. Après une bonne douche nous partons à la découverte de Thamel, le quartier touristique de Katmandou. Au détour d'une rue nous faisons connaissance avec Bishram, un étudiant-artiste en mandala. Il nous montre son école, nous présente son maître et ses travaux. Le maître nous explique en détail dans un anglais correct mais très rapide (je peine mais j'arrive à suivre!!! à ce moment là du voyage, je suis confiante et j'imagine que je vais comprendre assez aisément tout ce qui me sera dit!) la signification des mandalas. Nous apprenons que l'ignorance, la colère et le désir, représentés respectivement par un porc, un serpent et un coq, nous empêche d'atteindre le nirvana. Bishram sourit en me présentant son travail, il est fier.



J'ai vraiment envie d'être en contact avec les gens, faire des rencontres, discuter. Ici, on me fait une démonstration de bol chantant tibétain. Là, on me présente une étole en cachemire. Ailleurs encore, un marchant me parle de Montpellier en espérant me vendre du savon au lait de yak ou du thé masala.
Quelques roupies en poche, nous décidons d'aller manger. Difficile de choisir parmi une carte où aucun des intitulés n'évoque quoi que ce soit. Ma copine est à deux doigts de commander une pizza! Finalement, le serveur a du percevoir notre détresse car il nous amène une carte avec des photos (nous sommes dans le quartier à touristes!). Quand ma collègue a la bonne idée de commander de délicieux beignets de légumes, je fais l'erreur d'opter pour ce que je crois être des beignets de pommes de terre aux herbes. Il s'agit en réalité de pommes de terre épicées aux piments verts. J'ai chaud, j'ai soif, je ne peux raisonnablement pas manger ça! Il me faut absolument commander autre chose. On me prépare un nan* chaud, fabuleusement neutre!

Nous voilà de retour à l'hôtel, installées sur une petite terrasse, nous discutons. Je me retrouve à évoquer le travail, l'argent qui manque certains mois, les impôts. Je remonte en chambre avec une légère sensation de malaise... ces sujets sont à proscrire jusqu'à la fin des vacances (et peut être au-delà!). J'ai eu mes hommes au téléphone, j'ai pu les voir, vive la technologie moderne! Mon amie dort le temps que j'écris ces lignes. On est bien!

*nan : petit pain indien.

J2 : POKHARA

En surfant sur le net, je ne sais plus où, ni pourquoi, je suis tombée sur l'article d'un blog (à consulter ici) parlant d'une retraite dans un ashram de Pokhara. La photo montrait un lac, grand, paisible, au pied de l'Himalaya (enfin de la chaîne des Annapurnas pour être précis).  C'est cette photo,cet article qui est à l'origine de ce voyage.

En apercevant le lac, de la route, furtivement avant de pouvoir l'approcher, j'ai ressenti quelque chose que j'ai du mal à définir. Quelque chose de positif assurément.

Nous sommes parties ce matin avec Vichram, notre guide, et Biru, notre porteur. Le guide est a peine plus jeune que nous, peu bavard, il a un regard franc et rassurant. Le porteur me semble plus décalé, très fin, il porte une petite moustache et une veste. Durant les 6/7 heures de trajet, il s'est endormi deux fois sur mon épaule. Demain, il portera nos deux énormes sacs (du moins c'est ce que je pensais), alors je ne lui en veux pas.


La route est chaotique mais elle est belle. Nous avons mangé notre premier vrai repas népalais : du riz nature, des blettes, une sorte de soupe de lentilles et un curry de légumes. En terrasse, il faisait beau, un bon moment.
A l'arrivée à Pokhara, on nous a attribué par erreur la chambre du porteur et du guide. Petite, elle sent le renfermé, une fenêtre est cassée et les matelas ressemblent plus à des planches qu'à des lits. Lorsque que Vishram revient en s'excusant nous montrer notre réelle chambre, je suis contente bien qu'un peu mal à l'aise qu'ils récupèrent la notre. Nous décidons de sortir de suite voir le lac avant la nuit. Il est déjà presque 17h, il nous reste une petite heure. Le temps est nuageux. On aperçoit les montagnes par endroit au travers d'épais nuages blancs. J'espère que demain le ciel se dégagera.

Sur le lac, de nombreuses barques bleues attendent leur tour, une ou deux glissent sur l'eau, chargées de touristes probablement.




Ci et là, des chiens endormis, une vache. L'obscurité gagne. Nous, nous dirigeons vers la ville à la recherche d'un bar où boire un verre en attendant le repas. Nous repérons une terrasse charmante avec vue sur le lac. Prudente, je commande un ice-tea lemon.



Mon amie est plus aventurière sur ce coup, elle opte pour une boisson alcoolisée, pétillante qu'on ne connait pas. L'homme charmant prépare longuement nos boissons. Mon ice-tea est fait maison, je l'ai entendu presser le citron, il y a des glaçons dedans. Angoisse d’européenne, je ne veux pas d'une tourista avec moi pendant le treck. Je lui demande s'il a utilisé de l'eau en bouteille. Il me rassure. Dès qu'il a tourné le dos, j'enlève les glaçons puis je trempe les lèvres. La boisson me semble avoir un léger goût de terre. Impossible de la boire, j'ai trop peur... Nous repartons, vexant le marchant qui me montre sa cuisine et l'eau qu'il utilise pour prouver sa bonne foi, je le crois mais ne peut me résoudre à boire. Je m'excuse encore. Je suis mortifiée.

Nous mangeons une pizza avec un coca ce soir, nous nous rattraperons dès demain, chez l'habitant, il faudra bien manger ce qu'ils nous aurons préparés!

Il y a du wifi à l'hôtel, appel en visio à la maison, cela est rassurant et familier. Mon fils me montre ses progrès en coloriage, je suis fière de lui. Il me demande pourquoi je ne rentre pas ce soir, petite boule dans l'estomac. Qu'est-ce que je les aime tous les deux!

Ma copine se sent plus rassurée aujourd'hui, elle dort déjà comme un bébé. Moi, c'est l'inverse. Le fourmillement de Katmandou avait quelque chose d'enveloppant. A travers la fenêtre filtre un peu de lumière, le bruit d'une fontaine et de la musique indie. Je vais m'allonger et lire un peu avant de rejoindre les bras de Morphée.








lundi 8 janvier 2018

L'art d'écrire un récit de voyage - Le départ -

Mon dernier article sur le blog a un an, j'ai du mal à le croire. Les publications Facebook et Instagram ont peu à peu remplacé les articles mais l'envie d'écrire, en ce jour pluvieux, me pousse à m'y remettre.

L'année 2017 m'aura permis de réaliser deux projets qui me tenaient à cœur : une première exposition et un voyage. C'est de cette deuxième aventure que je vais vous parler. Ecrire un récit de voyage me semble assez impudique bien qu'il ne tienne qu'à moi de choisir les sentiments et moments de vie que je vais partager. Cela va me permettre de me replonger dans ces vacances qui furent uniques pour bien des raisons. Alors je me lance aidée de ma mémoire, de mes photos et du carnet que j'ai tenu jour après jour.

Destination : NEPAL.

Dates de séjour : 24 octobre au 3 novembre 2017.




J-2 : NEPAL

Je suis dans le train qui m'amène à Paris où je rejoins la copine avec laquelle je vais vivre cette grande aventure. Mon sac à dos a été préparé minutieusement, il fait 10kg. J'ai ce carnet pour noter mes impressions, un portable et un petit appareil photo. J'ai rodé mes chaussures de marche cet été, emprunté à une amie baroudeuse le matériel qui me manquait. J'ai fait quelques minutes de yoga de temps à autre ces derniers mois. J'ai dessiné sur le tableau blanc de mon petit bonhomme le détail de mon voyage pour qu'il puisse me suivre jour par jour. J'ai dit à mon homme combien je l'aimais, je l'ai serré fort dans mes bras et je l'ai embrassé. Je porte le bracelet qu'il m'a offert ce matin. Je n'ai pas dit à mon fils combien il allait me manquer. J'ai caressé le chien. J'ai envoyé de petits messages à la famille et aux copines. J'ai même peint miss Fino en train de gravir une montagne népalaise... J'ai glissé des photos de ma petite famille dans ce carnet, vérifié mon passeport, mon billet, mon argent... J'ai enfilé ma tenue de trekkeuse, glissé mon magasine Flow dans mon sac avec quelques feutres... JE SUIS PRÊTE.



J-1 : S'ÉMERVEILLER

Aujourd'hui, j'ai vu des montagnes depuis le ciel. Prendre l'avion de jour s'est merveilleux (une fois l'angoisse du décollage passée ;-) ). Traverser les couches de nuages et s'élever jusqu'à reposer au dessus de cette épaisse couche cotonneuse. Et puis, lorsque les nuages se retirent, découvrir le spectacle saisissant de la Terre qui s'ouvre au dessous. Les grands plateaux qui semblent vierges, des sommets enneigés, les côtes et les lacs. Une ville de temps à autre. Le soleil est en train de se coucher, teintant l'horizon de rose et d'orangé. Il est 16h11, heure française. Je commence à percevoir le sens du mot décalage horaire.
Ce matin, le réveil a sonné à 6H45. Petit dej, douche (peut être la dernière avant un moment...), RER, arrivée à l'aéroport. Passage du contrôle de police : OK. Passage du contrôle sécurité : pas OK. Le sac de mon amie laisse penser aux agents de sécurité qu'il pourrait contenir une bombe, rien que ça! Ne pas mettre de petit réveil électronique entouré de fils avec des éléments métalliques dans son sac sous peine d'être retardé dans votre embarquement. Enfin, nous sommes arrivées sans grand mal jusque dans cet avion d'où je peux admirer par le hublot le crépuscule sur une mer de nuage!

Le survol de Bombay (MUMBAI) de nuit est grandiose, féérique, vraiment impressionnant. Les 8 heures d'escales dans l'aéroport, moins.

lundi 30 janvier 2017

L'art de tricoter (ou l'art de faire un tuto)


Une fois n'est pas coutume, je me lance dans un tuto : 
"Tricoter des chaussons pour les nuls"


Je me suis aidé pour tricoter ces jolis chaussons du tuto vidéo de Fadinou (à voir ici).

Je vais essayer de vous détailler au mieux les étapes mais si la novice que je suis y ait arrivé, tout le monde peut y arriver!

J'ai utilisé une laine fine avec des aiguilles 3 1/2. Le résultat est pour un bébé de 1-2 mois.

- Monter 33 mailles. Pour apprendre à monter ses mailles, je vous conseille les tutos de la Phil-academie (marque Phildar), ils sont très clairs et faciles à suivre.


- Rangs 1 et 2 : point mousse (ça veut dire tout à l'endroit!).

- Rang 3 : 1 maille à l'endroit - 1 augmentation (vive la phil'académie!)- 13 mailles à l'endroit - 1 augmentation- 1 maille- 1 augmentation - 13 mailles à l'endroit - 1 augmentation - 1 maille.

Ce qui donne en abrégé : 1M- 1A-13M-1A-1M-1A-13M-1A-1M

- Rang 4 : tout à l'endroit.

- Rang 5 :1M- 1A-15M-1A-1M-1A-15M-1A-1M


- Rang 6 : tout à l'endroit.


- Rang 7 :1M- 1A-17M-1A-1M-1A-17M-1A-1M


- Rang 8 : tout à l'endroit.

- Rang 9 : tout à l’envers.

- Rang 10 : tout à l'endroit.

- Rang 11 : tout à l’envers.

- Rang 12 : tout à l'endroit.

Résultat au 12e rang.


-Rang 13 : ça se complique!! A mon avis, la seule réelle difficulté est là.
Il faut récupérer les mailles du rang 8 sur une aiguille (une de plus!) et les tricoter avec le rang 12 tout à l'envers. Pour cela vous récupérer la maille du rang 12 sur l'aiguille libre, vous mettez la maille sur l'aiguille qui tient le rang 8 et vous tricoter 2 mailles ensemble. (J'espère que j'ai été claire....)

L'aiguille de droite tricote ensemble les mailles des deux aiguilles de gauche.

Le bourrelet se forme à droite (inversé sur la photo!)


A la fin vous devait avoir formé un petit bourrelet qui fera le tour de la semelle.

-Rang 14 à 19 : tout à l'endroit.

-Rang 20 : 18M- 2 ensembles (soit 1 Réduction)- 1M- 1R- 18M

- Rang 21: tout à l'endroit.

- Rang 22 : 16M- 1R-1M-1R-16M

- Rang 23: tout à l'endroit.

- Rang 24 : 14M- 1R-1M-1R-14M

- Rang 25: tout à l'endroit.

- Rang 26 : 12M- 1R-1M-1R-12M

- Rang 27: tout à l'endroit.

- Rang 28 : 10M- 1R-1M-1R-10M

- Rangs 29 à 43 : tout à l'endroit.

Résultat au 43e rang.


PREMIER PIED :

- Rang 44 : 19M - mettre les six dernières de côté (il faut les faire glisser sur une aiguille ou, plus pratique sur un "arrête-mailles" qui ressemble à une grande épingle à nourrice). 

- Rang 46 à 57 (soit 12 rangs) : tout à l'endroit.

- Rang 58 : rabattre les mailles (voir vidéo de la Phil'academie ou tenter de comprendre mon explication : tricoter deux mailles puis reprendre la première avec l'aiguille que vous tenez dans votre main gauche pour la faire passer sur la deuxième. Il doit ne vous rester qu'une seule maille sur l'aiguille de droite. Vous pouvez alors re-tricoter une maille, pour en avoir deux et refaire passer la première sur la deuxième et ainsi de suite...).

-Reprendre vos 6 mailles restantes.

- Ajouter 3 mailles et tricoter 12 rangs avant de rabattre.

DEUXIEME PIED  :

- Rang 44 : tricoter 6 mailles et mettre les autres en attente.

Vous pouvez voir l'arrête-mailles et l'augmentation de 3 rang sur le petit côté.


-Rang 45 : ajouter 3 mailles et tricoter 12 rangs avant de rabattre.

- Reprendre les mailles restantes, tricoter 12 rangs et rabattre.


Résultat avant assemblage.



En cours d'assemblage.


Il ne vous reste que l'assemblage à faire : il faut faire disparaître les morceau de laine en les glissant dans votre ouvrage avec une aiguille à laine. Puis coudre avec la même aiguille et le même fil les différentes parties du chausson. A vous de décorer le côté de la bottine à votre guise.




Vous voilà prêt à tricoter ces chaussons craquants et super faciles!


N'hésitez pas laisser un commentaire ;-)




lundi 16 janvier 2017

L'art de faire un semainier pour enfant




Mon petit bonhomme est un peu perdu en ce début de nouvelle année alors pour l'aider à se repérer dans sa semaine je me suis lancée dans la réalisation d'un semainier modulable.

L'objectif : qu'il repère facilement le jour et surtout le contenu de sa journée (est-ce que je vais à la garderie ce matin?, est-ce que je reste à la cantine à midi?, etc...).



Pour que ce soit modulable, j'ai plastifié tous les pictogrammes ainsi que le fond et j'ai utilisé de la patafix.

Pour que ce soit joli, j'ai recherché sur pinterest (c'est une véritable mine d'or!!!) et j'ai trouvé les dessins de Jack (sur le blog : danger école).

Pour que mon loulou sache quel jour nous sommes une pince à linge déguisée en loup fait le job!



Et voilà le résultat, qui, s'il n'ai pas aussi esthétique que je l'aurai voulu et tout de même très pratique et bien investi et compris par son propriétaire!!!




Semainier pour enfant.


vendredi 2 décembre 2016

L'art de faire un calendrier de l'avent.



Le résultat est un peu bancal mais l'important est d'y avoir mis tout son cœur!

Pinterest étant une source inépuisable de bonnes idées, j'y ai déniché le modèle (ici), les numéros (ici) et pour le reste il suffit de 24 rouleaux de papiers toilettes, de carton, d'un petit oiseau, et d'une guirlande électrique.


Alors, première étape pour réaliser ce calendrier de l'avent, peindre tous les rouleaux, c'est rigolo et facile pour mon petit bout de choux de 3 ans!




Puis, une fois bien sec, les scotcher à un fond en carton.




Il faut aussi s'occuper du toit!


Glisser des surprises chocolatées ou pas (à votre convenance évidemment ;-)   ). J'ai choisi d'y mettre aussi quelques playmobils. 

Et voilà, le tour est joué! N'hésitez pas à vous lancer, nous ne sommes que le 2 décembre, il n'est pas si tard!








jeudi 24 novembre 2016

L'art de prendre son temps



Bon d'accord en ce moment, pas beaucoup de publications... alors disons que j'applique les principes lus dans Flow : ralentir, prendre son temps! La vérité est en fait moins sympathique : le travail grignote tout mon temps de libre...
Enfin, voici tout de même un nouveau portrait!

Je l'ai appelé : "Les camarguais".

Et je ne me laisse pas complètement abattre : je tricote tous les soirs en suivant les conseils de la Phil'academie, j'aurai l'occasion de vous en parler dans un prochain article.D'ici là, belle fin de semaine.